Westworld

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Série diffusée sur HBO et sur OCS 24 heures plus tard depuis octobre 2016, Westworld est au départ adaptée du film éponyme de Michael Crichton, quant à lui réalisé en 1973. Personnellement, je n’ai pas vu le film originel, peut-être que cela viendra prochainement, par curiosité. En tout cas, le pitch m’a fait de l’œil assez rapidement, de même que la bande-annonce, qui laissait augurer quelque chose susceptible de me plaire. Qui plus est, une série estampillée HBO est souvent gage de qualité, et d’originalité, pari compliqué actuellement avec la profusion de nouvelles séries apparaissant chaque année, et dans lesquelles il faut faire un sacré tri !

Pour se faire une première idée de l’intrigue initiale, voici le synopsis présent sur http://www.allocine.fr :  » A Westworld, un parc d’attractions dernier cri, les visiteurs paient des fortunes pour revivre le frisson de la conquête de l’Ouest. Dolores, Teddy et bien d’autres sont des androïdes à apparence humaine créés pour donner l’illusion et offrir du dépaysement aux clients. Cet univers bien huilé est mis en péril lorsqu’à la suite d’une mise à jour, quelques robots comment à adopter des comportements imprévisibles, voire erratiques. En coulisses, l’équipe, qui tire les ficelles de ce monde alternatif, s’inquiète de ces incidents de plus en plus nombreux. Les enjeux du programme Westworld étant énormes, la Direction ne peut se permettre une mauvaise publicité qui ferait fuir ses clients. Que se passe-t-il réellement avec les androïdes ré-encodés ? « 

J’ai débuté la première saison début août, et je l’ai terminée rapidement, puisqu’au rythme d’un épisode par jour environ. Sans pour autant être une série faite de manière à enchaîner les épisodes les uns au fil des autres – c’est plus une série d’ambiance qu’une série qui multiplie personnages, intrigues, violence… sans aucun véritable intérêt scénaristique – , Westworld m’a quand même donné envie de découvrir rapidement les tenants et les aboutissants de cet univers qui pose question, notamment dans son rapport à l’intelligence artificielle. C’est de la science-fiction, certes, mais qui paraît de plus en plus plausible face aux avancées de ces dernières années dans ce domaine, et à l’apparition de plus en plus folle du désir démiurgique de certains milliardaires.

Le contraste créé entre les deux versants d’un même univers met en scène une ambiance particulière, et c’est ce qui m’a d’abord plu dans Westworld. En effet, ces deux versants, d’abord bien  fragmentés, se mélangent de manière de plus en plus insidieuse au fil de la saison, notamment visuellement, et ce en raison d’un bug de mise à jour sur les hôtes (nom donné aux androïdes) : nous passons de l’un à l’autre de manière simultanée, de plus en plus souvent, grâce à de petits flashs ; de même, on assiste à des scènes rejouées plusieurs fois selon les programmations, renforçant l’aspect artificiel du parc. Premier versant de cet univers, côté public, le parc d’attraction proprement dit, lumineux, « vivant », égaye les clients ; deuxième versant, côté privé, la création du parc d’attraction, froide, inhumaine (réglage et fabrication des androïdes, voire destruction si obsolètes, préparation des nouveaux décors ou scénarii pour les clients…), où le simple profit compte, montre un envers du décor tout autre. Cet envers du décor, dont nous sommes spectateurs, nous place alors dans une certaine position. D’un côté, nous sommes face à de véritables humains, qui assouvissent tous leurs fantasmes, surtout les plus violents (Far-West oblige) sur des poupées d’acier qui agissent selon leur programmation ; de l’autre, nous assistons à l’évolution étrange de certaines de ces poupées d’acier, la frontière entre réel et artificiel devenant de plus en ambigue au fil de la saison. Comme au théâtre, nous assistons à tout, tout en restant passif, sommes au courant de presque tout, et pensons donc connaître le fin mot de l’histoire assez rapidement, mais ce n’est pas le cas. L’intrigue réserve quelques retournements de situation, assez classiques malgré tout en rapport avec l’intelligence artificielle, et la science-fiction plus généralement.

De plus, la réalisation est de qualité, l’alternance entre scènes plus ou moins dynamiques est bien dosée. Rien à redire non plus quant aux acteurs (dont Ed Harris et Anthony Hopkins, entre autres), ni quant à la bande son (j’ai reconnu plusieurs morceaux de Radiohead joués par l’orgue automatique du saloon, mais je n’ai pas tout reconnu). Une bonne atmosphère  d’ensemble donc, renforcée par une histoire accrocheuse et bien filmée. La fin est peut-être un peu trop prévisible, mais cela n’a pas pour autant suffi à gâcher mon plaisir.

Je vais donc continuer cette série, la saison 2 étant attendue pour le printemps 2018.

En bonus : une petite bande-annonce de la première saison pour se faire une idée visuelle de la chose : Bande annonce Saison 1

 

 

 

 

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