The main (Trevanian)

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Date de publication originale/ Dans cette édition : 1976/2017
Langue originale : Anglais
Maison d’édition : Gallmeister
Nombre de pages : 377
Quatrième de couverture : Années 1970, Montréal. The Main, autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les nouveaux immigrants en quête d’un monde meilleur. Bourdonnant d’accents divers, mouvant et bruyant comme la foule qui s’y’ presse, the Main connaît aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude La Pointe le parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. Accompagné d’un jeune policier qui s’étonne de ses méthodes peu orthodoxes, La Pointe enquête sur un meurtre commis au fond d’une ruelle de son territoire. Cette affaire d’apparence banale le conduira face à ses propres démons et le poussera peut-être à accepter l’inacceptable.

Il y a encore quelques mois, je recevais une box lecture, Exploratology, dont le principe est de recevoir 1 à 2 livres surprises par mois, avec du thé, des gourmandises, des cartes postales… J’ai toujours aimé découvrir des auteurs de cette manière, avec un peu d’aléatoire, d’où le choix de m’abonner, mais j’ai fini par arrêter, car trop de lectures en attente dans ma bibliothèque.

Ce roman fait justement partie de la box de juin : à la lecture du quatrième de couverture, je me suis dit qu’il devrait être intéressant, surtout que cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu de polar.

Ma première impression s’est nettement confirmée : j’ai lu les quasi 400 pages en moins de deux jours. L’intrigue est fluide, sans fausses notes, et la résolution de l’enquête inattendue, sans pour autant être invraisemblable. Les personnages sont bien construits, même si assez convenus – c’est le plus gros défaut à mon sens -. L’ambiance du Montréal des années 70 est mise en scène de manière détaillée et tout aussi fluide : nous entrons vraiment de plain pied dans la Main, ce quartier/boulevard cosmopolite et considéré comme malfamé, à la suite de LaPointe, lieutenant qui gère celui-ci autant comme une sorte d’inspecteur Harry, que comme une mère aimante, selon les situations. Les descriptions de lieux, de personnes, de scènes quotidiennes, se suivent, sans se ressembler pour autant, et sont ponctuées de termes québécois dans les dialogues, renforçant le caractère réaliste de ces descriptions. Et c’est ce qui a fait, pour moi, tout le charme de ce polar : ce sont la Main et ses acteurs, dont LaPointe, les personnages et l’intrigue principaux, plus que le crime, la résolution de celui-ci et la recherche du criminel. Il possède donc une consistance, une densité romanesque agréable qui laisse peu d’envie de le lâcher sans l’avoir terminé. C’est sans compter également sur tout une réflexion sur le Crime en soi : où se situe vraiment le crime ? A partir de quel moment doit-il être puni ? En quoi le fait de faire respecter la loi a-t-il un rapport parfois ambigu avec le crime ? …

En conclusion : un polar bien construit, qui se lit avec beaucoup de plaisir, et qui fait du bien après mes lectures de nombreux polars contemporains scandinaves de ces dernières années, où le crime et l’enquête sont à tel point centraux qu’ils sont seuls décrits, au détriment d’une véritable atmosphère narrative, d’un véritable monde romanesque. Je vais, en tout cas, me replonger plus souvent dans ce type de polars, moins tape à l’œil et racoleur, certes, mais qui raconte un monde – et pas simplement une histoire -, ce qui est , après tout, pour moi, le but premier de la littérature.

 

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