Fordetroit (Alexandre Friederich)

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Date de publication originale : 2015
Maison d’édition : Allia
Nombre de pages : 128
Quatrième de couverture : « Autrefois métropole trépidante, Détroit forme aujourd’hui un décor de carton-pâte. Entièrement dévastée, elle répond désormais aux besoins de l’industrie du cinéma, ou bien de photographes néo-romantiques, en arrêt devant ces splendides ruines postindustrielles. Alexandre Friederich a choisi, lui, de pénétrer, par la petite porte, si désertée soit-elle, de s’y installer momentanément, de se laisser absorber par cette ville anthropophage. Détroit lui a inspiré un texte fulgurant, mi-récit d’aventure mi-reportage, forme qui lui permet, insidieusement, d’écrire un véritable roman d’anticipation. Puisque la fin du monde a déjà eu lieu ici, tentons de voir dans cet espace-laboratoire ce qu’il en reste. Quelle forme de vie est encore possible après la faillite d’une cité entière, autrefois théâtre d’’un essor économique sans précédent ? »

Petit livre difficilement classable – récit de vie/de voyage, essai, écrit journalistique… – , Fordetroit nous plonge brutalement dans Detroit, ville en pleine crise qui a, la première de cette taille aux Etats-Unis, demandé sa mise en faillite en 2013. Mais les habitants n’ont pas demandé leur reste et essaient, tant bien que mal depuis, de reprendre la ville en main grâce à des mouvements autonomes d’autogestion, mêlant consommation collaborative et réappropriation de la production pour pallier les fermetures d’industries.

S’en suit en toute logique, et ce dès le début du récit, une description assez apocalyptique des lieux, que l’écriture bordélique d’Alexandre Friedrich mime parfaitement : quartiers vétustes, voire vides, idem pour les diverses industries qui ont peu à peu abandonné la ville à la pauvreté et à la criminalité… L’auteur erre dans ces quartiers, à la recherche, au petit bonheur la chance, de traces de ces mouvements d’autogestion. Son errance va donner lieu dans la narration à des passages soudains de description de moments de vie personnelle (rencontre d’habitants, difficultés pour se loger…) à des considérations plus générales sur Detroit, proches du reportage, rendant le récit parfois déroutant et confus.

Mais c’est malgré tout ce qui fait l’intérêt de la chose, puisque nous avons vraiment l’impression de vivre au jour le jour, au rythme de Friedrich, sa découverte progressive de la ville en déliquescence, qui tente de se reconstruire, faisant fi de tous les obstacles.

Une lecture qui fut donc sympathique, mais qui a tout de même demandé un petit temps d’adaptation au mélange mi-autobiographique/mi-reportage.

 

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