Né un 4 juillet (Ron Kovic)

Né un 4 juillet

Date de publication originale / dans cette édition : 1976/2014
Langue originale : Anglais
Maison d’édition : 13ème Note
Nombre de pages : 220
Quatrième de couverture : « Avant le Vietnam, Ron Kovic, « né le 4 juillet », était la caricature ambulante du patriote américain. Féru de baseball, il avait Kennedy pour modèle et voulait devenir un héros national. Paraplégique à 22 ans à la suite d’une blessure de guerre, ses illusions s’effritent. Il ne se battra plus désormais que pour la paix. »

Je ne suis pas une grande lectrice d’autobiographie, mais l’évènement même au cœur de celle-ci, qui en est d’ailleurs le déclencheur – la guerre du Vietnam – m’a toujours interpellée, et ce depuis que j’ai eu l’âge d’en comprendre les tenants et les aboutissants. Qui plus est, que cet évènement soit raconté via le regard d’un jeune engagé, qui a fait ce choix tout à fait délibérément, par patriotisme, a eu aussi une incidence sur mon choix, n’ayant pas du tout la même vision du monde et des choses que le jeune Ron, au moment où il part.

Et je ne regrette pas mon choix : Né un 4 juillet est un récit vraiment poignant, que l’on sent difficile à raconter pour son protagoniste, lui donnant toute sa force et sa capacité à nous faire prendre conscience de l’horreur de la situation. Preuve en est de cette difficulté à raconter : le passage, entre certaines scènes, de la première personne à la troisième personne, comme si le narrateur avait besoin de se distancer de ce qu’il a fait, comme si ce n’était pas vraiment lui le responsable de certains de ses actes, pour mieux s’en exorciser – actes qui sont d’ailleurs racontés avec beaucoup de détails, accentuant leur caractère monstrueux, et donc l’horreur même de la guerre en général.

Expliquant peut-être aussi la difficulté à raconter, ce récit est également celui d’une incroyable désillusion : celle d’un jeune patriote qui partait la fleur au fusil pour défendre son pays, et qui revient traumatisé, désormais inadapté psychologiquement, encore plus que physiquement, au monde « normal ». C’est le récit d’une lutte constante, d’abord contre la déshumanisation progressive dont sont victimes les jeunes soldats face aux combats, puis contre le stress post-traumatique du retour, qui fait revivre au quotidien ces combats, et qui empêche de vivre pleinement en dehors de ces réminiscences douloureuses.

Cette autobiographie a donc été pour moi une lecture bouleversante, au même titre qu’A l’Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque ou que Si je meurs au combat de Tim O’Brien, autres récits de jeunes soldats engagés, fictifs ou autobiographiques.

Par contre, honte à moi, je n’ai pas toujours pas vu en entier l’adaptation ciné d’Oliver Stone : je suis souvent tombée dessus, mais je n’ai jamais pris le temps de le regarder jusqu’au bout, ou j’ai pris le train trop tard en marche pour pouvoir m’y mettre. Il serait temps !

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s