Mémoires d’un chat (Hiro Arikawa)

Mémoires d'un chat

Date de publication originale / Dans cette édition : 2015/2017
Langue originale : Japonais
Maison d’édition : Actes Sud
Nombre de pages : 336
Quatrième de couverture : « Un chat de gouttière au franc-parler et rompu au langage des humains a pris ses quartiers dans le parking d’un immeuble de Tokyo. Pour rien au monde il ne troquerait sa liberté contre le confort d’un foyer. Mais le jour où une voiture le percute, il est contraint d’accepter l’aide de Satoru, un locataire de l’immeuble, qui le soigne, lui attribue un nom – Nana – et lui offre la perspective d’une cohabitation durable.
Cinq ans plus tard, des circonstances imprévues obligent Satoru à se séparer de Nana. Anxieux de lui trouver un bon maître, il se tourne vers d’anciens camarades d’études, disséminés aux quatre coins du Japon. Commence alors pour les deux compères une série de voyages et de retrouvailles qui sont pour Nana autant d’occasions de découvrir le passé de Satoru et de nous révéler – à sa manière féline – maints aspects de la société japonaise. »

Comme cela m’arrive pourtant rarement, je sors complètement refroidie de cette lecture – je remarque dans tous les cas que cela m’arrive surtout avec la littérature japonaise – . Je suis restée hermétique face à l’histoire de Satoru et de Nana, alors que celle-ci aurait dû me  toucher, que ce soit quant à Satoru lui-même ou par rapport à l’attachement qu’éprouve en fin de compte son chat pour lui.

Ce qui, je pense, m’a gênée, c’est d’abord que je m’attendais aux véritables mémoires d’un chat, pas à seulement quelques passages où Nana s’exprime. La majorité du temps, le narrateur, qui n’est alors pas le chat, nous raconte le passé de Satoru, au fur et à mesure des rencontres avec ses anciens  camarades de classe, et ne laisse que peu de place à Nana, qui est pour moi un prétexte plus qu’autre chose pour créer un fil conducteur artificiel à l’histoire. Et ce passé n’est pas vraiment trépidant, tellement bateau que j’ai l’impression d’avoir déjà lu et relu ce roman des dizaines de fois. En plus, je n’ai pas vraiment vu l’intérêt de faire s’exprimer le chat à la manière d’un jeune en pleine crise d’adolescence, je l’ai trouvé souvent ridicule, et tout sauf drôle ou attachant. Ce qui partait d’une bonne idée, faire s’exprimer un chat, est pour moi parti complètement à vau-l’eau pour ces raisons, le roman qui aurait pu être original devenant on ne peut plus banal.

Un petit point positif : certains passages poétiques en pleine nature sont sympathiques, et bien plus agréables à lire, mais ils sont malheureusement trop peu nombreux – et assez convenus – pour sauver le reste, que j’ai trouvé assez ennuyeux.

Une lecture que j’oublierai donc très vite, et qui me fait encore une fois douter de ma capacité à apprécier la littérature japonaise. J’y suis presque toujours restée extérieure, excepté avec Kafka sur le rivage, que j’avais au contraire trouvé magnifique. Il est vraiment temps que j’arrête le massacre, ce n’est pas fait pour moi !

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