Nord et Sud (Elizabeth Gaskell)

nord et sud
Date de publication originale / Dans cette édition : 1855 / 2010
Langue originale : Anglais
Edition : Points Seuil
Nombre de pages : 685
Quatrième de couverture : « Dans l’Angleterre victorienne du milieu du 19e siècle, la jeune et belle Margaret Hale mène une vie confortable auprès de ses parents, dans la paisible et conservatrice région de la Cornouailles. Son père, ministre paroissial, décide un jour de renoncer à l’Eglise et part vivre avec sa famille dans le Nord de l’Angleterre. Margaret se retrouve alors plongée dans le monde industriel, ses duretés et sa brutalité. Au contact des ouvriers, la conscience sociale de la jeune fille va s’éveiller et la transformer radicalement. »

Cela faisait un moment que je n’avais pas mis le nez dans un roman victorien, le dernier en date étant Raison et sentiments de Jane Austen, avec lequel j’avais eu beaucoup de mal, au contraire d’Orgueil et préjugés.

Pendant les premiers chapitres, j’ai craint le pire, retrouvant le côté très désuet et fleur bleue que je n’apprécie pas du tout dans ce genre de romans (mariage, mondanités…) et prenant en grippe des personnages types comme la cousine ou la tante de Margaret. Mais heureusement, cela ne dure pas. Au moment où la jeune femme déménage dans le nord de l’Angleterre, tout le côté mièvre disparaît, ou presque, grâce à la présence d’un monde beaucoup moins futile, beaucoup plus dur, auquel la jeune femme a d’ailleurs du mal à s’adapter : le monde industriel et ouvrier. Ce monde est décrit avec précision et réalisme, même si finalement, au contraire de Balzac, et surtout de Zola, avec beaucoup plus d’optimisme au moment du dénouement.  Le roman n’est plus alors qu’un simple roman d’amour, devenant tour à tour roman de mœurs, mais aussi roman philosophique, par les conversations entre le père de Margaret et d’autres protagonistes – même si l’amour reste au centre, c’est tout de même un roman victorien -.

J’ai donc fini par me laisser entraîner par l’histoire de Margaret, qui plus est car j’ai particulièrement apprécié le personnage qui m’a fait penser, en de nombreux points, à Elizabeth Bennet. C’est une jeune femme forte, qui se moque des convenances de son époque et n’hésite pas à faire comme elle l’entend, le plus important pour elle étant de conserver sa liberté, chose compliquée pour une femme de son époque.

944178ChallengeABC20172018

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s