La machine à explorer le temps / L’île du docteur Moreau (H.G. Wells)

Wells

Date de publication originale / Dans cette édition : 1895 et 1896 / 1980
Langue originale : Anglais
Edition : Gallimard Folio
Nombre de pages : 380

Encore un de ces grands classiques qui traînait dans ma bibliothèque depuis des années ; ce n’était pas faute d’avoir envie de m’y frotter, mais j’ai repoussé, encore et encore, peut-être car je craignais d’être déçue. C’est le problème de cette étiquette de grand classique : j’en attends toujours beaucoup…

Le démarrage in medias res de La machine à explorer le temps ne me paraissait justement pas de bon augure : la discussion pseudo philosophico-physique sur les lois de l’espace-temps entre les divers personnages ne m’a pas franchement plu – beaucoup de mots pour peu de choses selon moi – , mais elle n’est que de courte durée. Vint la description de la machine, et ce fut plus fort que moi : j’ai tout de suite pensé au Tardis de Dr Who ; idem quant à la description des sensations ressenties pendant le voyage proprement dit dans la suite du récit. Enfin, j’ai trouvé le récit du voyageur dans le temps après son retour passionnant, même si la vision du futur donnée par HG Wells à travers ce récit est d’un pessimisme impressionnant, faisant réfléchir sur l’évolution de nos sociétés libérales et capitalistes.

Une lecture que je ne regrette donc pas le moins du monde. Par contre, personnellement, je vois ce roman comme un mélange de fantastique et de science-fiction plutôt que comme de la science-fiction pure, si l’on se base sur les classifications littéraires basiques, notamment par rapport au dénouement qui reste mystérieux – ce qui explique pour moi le caractère classique de ce roman par son innovation – .

 

Venons-en maintenant brièvement à L’île du Dr Moreau, qui a été un bonus, puisque je ne l’aurais sûrement pas lu s’il ne s’était pas trouvé à la suite. J’ai été bien moins convaincue par cet autre roman, que j’ai trouvé bien longuet, et plus lourd stylistiquement, même s’il a aussi le mérite de mélanger les genres, cette fois le récit d’aventure et le fantastique, et de représenter une facette tout aussi pessimiste et monstrueuse de l’évolution de la nature humaine que  dans La machine à explorer le temps.

 

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