Confiteor (Jaume Cabré)

Confiteor

Date de publication originale / Dans cette édition : 2011 / 2016
Langue originale : Catalan
Maison d’édition : Actes Sud Babel
Nombre de pages : 905
Quatrième de couverture : « Avant que la lucidité ne le quitte à jamais, un homme écrit à la femme de sa vie, dans le chaos absolu d’une mémoire vacillante, de longs feuillets recto/verso. D’un côté : l’itinéraire d’un enfant sans amour et l’affliction d’un adulte sans dieu, de l’autre : l’histoire du Mal souverain. Confiteor (en latin : je confesse) est une véritable cathédrale profane.
Le petit Adrià Ardèvol vit dans un immeuble cossu de Barcelone avec un père qui le veut érudit polyglotte et une mère qui le destine à une grande carrière de violoncelliste virtuose. Il est brillant, solitaire et docile jusqu’au jour où il découvre la provenance plus que douteuse de la fortune familiale issue du magasin d’antiquités fondé par son père. Cette révélation progressive embrasse alors la tragique histoire européenne du XXe siècle. »

Voilà une belle surprise que ce roman, acheté de manière totalement arbitraire après découverte du quatrième de couverture. Après un petit temps d’adaptation nécessaire pour suivre Adrià, homme âgé atteint d’un début d’Alzheimer, magistralement mimétisé par l’écriture de Jaume Cabré (coqs à l’âne, « je » devenant « il », passage d’un personnage à l’autre, d’une histoire à l’autre sans aucune indication typographique de rupture…), ce roman polyphonique nous entraîne dans les méandres de l’histoire familiale de celui-ci ainsi que dans celles de l’Histoire, par l’intermédiaire d’un objet central, au cœur de toutes les intrigues. Méandres de plus en plus troublants au fil des découvertes d’Adrià, qui, en grandissant, en apprend davantage, non seulement sur lui-même, mais aussi sur son père, être insaisissable, et sur cet objet, tout aussi mystérieux.

Complètement emportée, j’ai dévoré les neuf cents pages en quelques jours. Certes, j’ai du temps pour lire en ce moment, mais j’ai surtout eu beaucoup de mal à stopper ma lecture, voulant connaître le fin mot de l’histoire de ce roman époustouflant, pour lequel je trouve que le terme de « cathédrale », utilisé à plusieurs reprises pour le qualifier, est vraiment pertinent. Il est la fois à la croisée de plusieurs histoires, de plusieurs personnages, de plusieurs genres, sans pour autant tomber dans un excès de fioritures ennuyantes et confuses.

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