La servante écarlate (Margaret Atwood)

atwood

Date de publication originale / Dans cette édition : 1985 / 2017
Langue originale : Anglais
Maison d’édition : Robert Laffont
Nombre de pages : 522
Quatrième de couverture : « Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. »

Comme un certain nombre je pense, j’ai eu envie de découvrir cette dystopie après avoir vu la série TV réalisée cette année. Autant j’ai adoré la série, remarquablement filmée et racontée, autant j’ai eu plus de mal face à la version originelle de Margaret Atwood. La principale raison ? Le style que j’ai trouvé sans saveur et qui, à mon sens, fait perdre beaucoup de force à la situation foncièrement glaçante décrite dans ce roman : j’ai eu notamment du mal à me sentir touchée par ce que je lisais. Certes, Defred n’est plus que l’ombre d’elle-même, désincarnée dans son rôle de femme fertile dans une république tout aussi désincarnée ; mais j’ai trouvé qu’elle manquait de profondeur, autant dans ses propos que dans ses réactions, ce qui m’a donné une impression de superficialité. Comme d’habitude, cependant, pour une œuvre en langue étrangère, l’on peut se poser la question de la traduction, qui ne rend peut-être pas suffisamment valeur au récit originel.

Si l’on n’excepte la forme, qui est fondamental pour que j’apprécie pleinement une œuvre, quelque soit son genre,  le fond n’en reste pas moins particulièrement troublant quant aux diverses thématiques mises en questionnement par Margaret Atwood. Ces thématiques étaient, à la sortie du roman, déjà d’actualité, et le sont encore plus aujourd’hui, bien que poussées à leur extrémité la plus pessimiste, comme dans toute dystopie : la situation des femmes bien sûr (soit épouse, soit au ménage ou à la cuisine, soit machine à reproduction, soit putain), mais aussi le fanatisme religieux menant à la dictature, ou le déclin de l’humanité causé par son mode de vie (hyper-consommation entraînant de plus en plus de pollution ayant notamment des conséquences sur la fertilité).

Je pense que ce qui m’a le plus posé problème à la lecture de La servante écarlate, c’est d’avoir vu la série d’abord, encore plus en raison de la qualité visuelle et narrative de celle-ci ; la version romancée originelle, pour une fois, ne m’a apporté que peu de surprise, et m’a semblé bien fade en comparaison.

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