Le meurtre de Roger Ackroyd (Agatha Christie)

Christie

Date de publication originale / Dans cette édition : 1926 / 1971
Langue originale : Anglais
Maison d’édition : Le livre de poche
Nombre de pages : 256
Quatrième de couverture : « Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le Dr Sheppard. La veuve qu’il envisageait d’épouser s’est suicidée pour échapper à un chantage. Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui qui détient un terrible secret : un an plus tôt, elle a assassiné son mari. Peu après avoir livré ces confidences, Roger Ackroyd est retrouvé mort, poignardé. Et la fameuse lettre a disparu… »

Pour ma première « vraie » lecture d’un roman d’Agatha Christie (j’ai lu Dix petits nègres en diagonale il y a longtemps et je ne m’en souviens plus du tout, honte à moi), je n’ai pas du tout été déçue : Le meurtre de Roger Ackroyd est un policier comme je les aime, permettant une lecture active et rétroactive tout en nous tenant en haleine, car il n’est pas aisé de comprendre qui est le meurtrier avant les dernières pages. Je dois dire que j’ai eu un déclic à une dizaine de pages de la fin seulement, au contraire des polars contemporains dans lesquels, pour une majorité d’entre eux, ce déclic se fait pour moi dès les premières pages.

Ce qui explique selon moi ce temps de compréhension, c’est le choix de la narration, très ingénieux, qui nous empêche d’avoir trop d’informations, puisque ce n’est pas dans l’esprit d’Hercule Poirot que nous nous trouvons, mais dans celui de James Sheppard, médecin du village dans lequel le meurtre a eu lieu, qui va suivre au plus près l’enquêteur belge dans ses pérégrinations pour résoudre le crime. Or Poirot n’est pas partageur, et reste bien souvent mystérieux quant à ses découvertes, laissant dans la frustration James, au même titre que le lecteur. Il nous faut donc bien nous creuser les méninges pour deviner qui a fait quoi. La construction narrative du roman policier classique, que l’on retrouve notamment dans Sherlock Holmes – Watson étant le narrateur majoritaire des aventures de son ami détective – prend donc ici un tour bien plus original, et est ainsi rafraîchissant, du fait de ne savoir que peu de choses sur l’enquête avant le dénouement.

J’ai de plus apprécié tout autant le personnage de Poirot, qui s’avère être assez drôle dans certains de ses comportements ou manières de s’exprimer, que la plume, parfois caustique, d’Agatha Christie, qui vient mettre son grain de sel dans la description de certains des personnages types de romans policiers par l’intermédiaire de son personnage narrateur.

Une première lecture plus que concluante en somme, qui j’espère se confirmera avec Le crime de L’Orient-Express, ce sera pour bientôt !

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