Merfer (China Miéville)

merfer
Date de publication originale / Dans cette édition : / 2017
Langue originale : Anglais
Maison d’édition : Pocket Science Fiction
Nombre de pages : 473
Quatrième de couverture : « La Merfer. Elle recouvre l’essentiel de ce monde, son réseau de rails dense, dont on ne connaît ni début, ni fin, dont nul ne sait l’origine, est la seule voie pour les hommes sur une terre devenue propriété d’un bestiaire terrible et fantastique, aux proportions démentes et à l’appétit vorace.
Parmi ces créatures, la plus formidable de toutes, la gigantesque taupe albinos : Jackie La Nargue. Et à ses trousses, le Mèdes, un train taupier mené par la capitaine Picbaie qui traque la bête telle une obsession depuis qu’elle a emporté son bras.
À ses côtés, le jeune orphelin Sham découvre l’univers de la chasse, fait d’excitation et de dangers, d’aventures et de drames. À l’image de ce train déraillé et du mystère qu’il contient, dont Sham va devenir le dépositaire inattendu.
Une trouvaille énigmatique qui le conduira dans la plus folle des expéditions, jusqu’au bout de la Merfer, là où vivent les anges… »

Avec ce roman, je me suis aventurée dans un univers qui ne m’est pas très familier, celui de la SF : j’en lis peu, et pas souvent du tout. Enfin, parler simplement de SF me paraît assez réducteur puisque l’on retrouve les caractéristiques de divers autres genres comme le récit d’aventures, le roman initiatique, etc. auxquels l’auteur multiplie les clins d’œil. Ainsi, avec la taupe Jackie la Nargue, l’on ne peut que penser à Moby Dick ; quant au jeune Sham, il m’a personnellement fait penser à Jim Hawkins ; bien entendu, l’univers n’est pas marin comme dans ces romans, mais ferroviaire, il n’en reste pas moins que le rapprochement entre ces deux univers se fait, à mon sens, de lui-même. C’est ce côté hybride qui m’a le plus intéressée dans Merfer, auquel j’ajoute une intrigue fluide qui m’a permis une lecture tout aussi fluide des quasi 500 pages.

Cependant, j’ai été gênée par la superficialité de l’univers créé : l’on est en présence d’un grand nombre de bonnes idées, malheureusement à peine esquissées, ce qui fait qu’elles en perdent tout intérêt. De même, l’on aurait pu s’attendre à des descriptions plus détaillées des lieux importants traversés, ou encore des personnages clés, afin de donner plus de richesse à l’ensemble, ce qui n’arrive jamais. A la place, l’auteur se perd parfois dans des digressions pas toujours bienvenues, dans des scènes d’action plus que maladroites – la pire ayant été pour moi celle où Sham se fait voler un sac de livres que lui avait confié sa capitaine afin de le ramener au Mèdes, j’en ai presque ri… -, et le style n’est pas toujours très élégant, avec une syntaxe très particulière – est-ce dû à la traduction ? Peut-être -. J’ai également été gênée par la fin, que j’ai trouvée précipitée, comme s’il fallait vite terminer d’écrire le roman pour s’en débarrasser, alors que l’intrigue avait mis du temps à se mettre en place.

Mon avis sur Merfer est donc plus que mitigé : je ne l’ai pas trouvé désagréable à lire, mais je n’en garderai pas un grand souvenir en raison de son côté inabouti, limite brouillon. Dommage, car il y avait du potentiel de développement : peut-être en plusieurs tomes, ou en un seul plus étoffé ?

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