Bakhita (Véronique Olmi)

bakhita

Date de publication : 2017

Maison d’édition : Albin Michel

Nombre de pages : 455

Quatrième de couverture :  » Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres. Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. »

Finir ce roman a été pour moi un chemin de croix – oui, je sais, j’essaie de coller à maximum au sujet – : ce n’est tant pas la biographie romancée en soi qui m’a gênée, mais la manière dont elle est écrite. Que de répétitions (de fond et de forme), de constructions syntaxiques que j’ai trouvées maladroites, de phrases à rallonge sans intérêt stylistique à proprement parler… qui m’ont empêchée d’y trouver un vrai plaisir de lecture. J’ai pensé même plusieurs fois à m’arrêter en cours de route, mais c’est plus fort que moi, je termine toujours un livre que je commence – mon côté maso sûrement -.

J’ai aussi regretté l’insistance donnée à l’enfance et de l’adolescence de Bakhita, avant son arrivée en Italie, par rapport au reste de sa vie, qui ne court finalement que sur bien peu de pages en comparaison. J’ai eu la désagréable sensation d’un parti pris de l’auteur à vouloir absolument faire pleurer dans les chaumières, à abuser d’un pathos qui en devient caricatural, plutôt que de s’intéresser aussi de manière approfondie au pourquoi de la conversion de cette ancienne esclave, et surtout aux raisons qui ont fait d’elle une sainte au sein de l’Eglise catholique. Cela aurait donné, à mon sens, plus de profondeur à la totalité du roman.

Bakhita ne m’a donc vraiment pas plu : il est très rare que je trouve une lecture à ce point désagréable. C’est en tout cas ce qui explique sûrement mon avis très tranché, et pas du tout sympathique, sur ce roman, qui n’est pas du tout mon genre de lectures a posteriori.

Une réflexion sur “Bakhita (Véronique Olmi)

  1. Pingback: Bakhita – Véronique Olmi – les cibles d'une lectrice "à visée"

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