Paula Spencer (Roddy Doyle)

paula

Date de publication originale / Dans cette édition : 2006 / 2017
Langue originale : Anglaise (Irlande)
Maison d’édition : Robert Laffont
Nombre de pages : 387
Quatrième de couverture :  » Depuis quatre mois et cinq jours, Paula livre une guerre enragée à l’alcool. Comme dans un thriller, elle déploie mille stratégies pour contrer la logique de l’assassin et cesser d’être une victime. Car pour elle, l’alcool, despote à la fois fascinant et repoussant, est un serial killer du bonheur, un destructeur de dignité qu’il lui faut impérativement supprimer. « 

Avec ce roman, nous entrons dans le vif du sujet, et du quotidien, de Paula, le jour de son anniversaire ; le roman se clora sur son anniversaire suivant. A quarante-huit ans, cette femme, qui vit de ménages au noir, abstinente depuis plus de quatre mois, tente tant bien que mal de tisser, ou retisser des liens, avec ses quatre enfants, qui ont souffert, non seulement de l’alcoolisme de leur mère, mais aussi de la violence de leur père avant leur séparation. Elle tente aussi, avec beaucoup de difficultés, mais souvent dans la bonne humeur, de ne pas replonger dans ses travers, de réussir, malgré les aléas, à reconstruire sa vie.

Pour raconter ceci, nous retrouvons, sous la plume de Roddy Doyle, ce grand classique anglo-saxon qu’est le flux de conscience, popularisé au début du XXème siècle par Virginia Woolf. Ainsi, nous pouvons accéder, avec une grande fluidité, à toutes les pensées de Paula, de même qu’à ses souvenirs, ou encore aux scènes que nous avons l’impression de vivre en même temps qu’elle tout au long du roman, ce qui nous permet tout autant de la comprendre, que de toucher du doigt le milieu dans lequel elle vit. Nous voyons en effet apparaître en filigrane, derrière l’existence de Paula, celle d’une partie de la société irlandaise, avec les mêmes, ou d’autres démons.

Face à une atmosphère qui aurait pu, en raison de la gravité du sujet, être particulièrement pesante, l’auteur a fait le choix d’ajouter une touche de légèreté et d’humour, voire de candeur, par l’intermédiaire de son personnage principal, qui devient de ce fait très touchant et attachant au fil des pages.

J’ai donc trouvé Paula Spencer agréable à lire, toutefois sans grande originalité qui me permettrait d’en garder un souvenir pérenne.

 

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