24 vues du mont Fuji par Hokusai (Roger Zelazny)

mont fuji

Date de publication originale / Dans cette édition : 1986 / 2017
Langue originale : Anglais (Etats-Unis)
Maison d’édition : Le Bélial
Nombre de pages : 130
Quatrième de couverture : « Son époux est mort. Ou disons qu’en tout cas, il n’est plus en vie… Pour Mari, le temps du deuil est venu. Un double deuil… Armée d’un livre, Les Vues du mont Fuji, par Hokusai, elle se met dans les traces du célèbre peintre japonais afin de retrouver vingt-quatre des emplacements depuis lesquels l’artiste a représenté le volcan emblématique — autant de tableaux reproduits dans l’ouvrage. Un pèlerinage immersif, contemplatif, au cœur des ressorts symboliques de cette culture si particulière, un retour sur soi et son passé. Car il lui faut comprendre… et se préparer. Comprendre comment tout cela est arrivé. Se préparer à l’ultime confrontation. Car si son époux n’est plus en vie, il n’en est pourtant pas moins présent… Là. Quelque part. Dans un ailleurs digital. Omnipotent. Infrangible. Divin, pour ainsi dire… »

Je me suis lancée dans ce bref roman un peu par hasard, attirée par la présence des estampes d’Hokusai dans l’intrigue. L’on comprend très vite ce que celles-ci viennent faire là, il faut cependant plus de temps pour comprendre où l’auteur veut en venir au fil de son récit. J’ai de ce fait eu plutôt l’impression de lire une nouvelle car l’on retrouve tous les ressorts de celle-ci, notamment la distribution d’informations importantes au compte-gouttes avant la révélation finale des dernières pages, le peu de profondeur psychologique des personnages, ainsi que les descriptions brèves allant à l’essentiel. Finalement, je ne me suis pas trompée, puisque ce récit appartient au genre de la novella, que je ne connaissais pas du tout, genre qui est justement un mélange entre roman et nouvelle – pour schématiser – .

Ce que j’ai surtout apprécié dans cette novella, c’est l’atmosphère qui s’en dégageait, entre imaginaire traditionnel japonais, empreint de poésie, et monde contemporain, au contraire très pragmatique, désincarné, et donc tout sauf poétique. Quant à l’intrigue en elle-même, je n’ai que peu de choses à en dire : elle est bien ficelée, mais pas extrêmement originale ou accrocheuse.

Une lecture dont je ne garderai pas longtemps le souvenir, mais que j’ai malgré tout trouvée sympathique, sa brièveté expliquant ceci et cela. J’ai notamment regretté que les estampes ne soient pas reproduites, autant pour faciliter le travail de remémoration de chacune que parce que je ne les connaissais pas toutes… Mais il y a plus gênant, il ne m’a pas été difficile de les trouver sur le net.

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