Les furies (Lauren Groff)

furies

Date de publication originale / Dans cette édition : 2015 / 2017

Langue originale : Anglais (Etats-Unis)

Maison d’édition : L’Olivier

Nombre de pages : 426

Quatrième de couverture : « Le mariage est un tissu de mensonges. Gentils, pour la plupart. D’omissions. Si tu devais exprimer ce que tu penses au quotidien de ton conjoint, tu réduirais tout en miettes. Elle n’a jamais menti. Elle s’est contentée de ne pas en parler. » Ils se rencontrent à l’université. Ils se marient très vite. Nous sommes en 1991. À vingt-deux ans, Lotto et Mathilde sont beaux, séduisants, follement amoureux, et semblent promis à un avenir radieux. Dix ans plus tard, Lotto est devenu un dramaturge au succès planétaire, et Mathilde, dans l’ombre, l’a toujours soutenu. Le couple qu’ils forment est l’image-type d’un partenariat réussi. Mais les histoires d’amour parfaites cachent souvent des secrets qu’il vaudrait mieux taire. Au terme de ce roman, la véritable raison d’être de ce couple sans accrocs réserve bien des surprises. »

Voici ce qui fut une lecture particulièrement inattendue. Après avoir souffert pendant une centaine de pages, d’ennui, d’antipathie pour des personnages d’un égocentrisme et d’un vide intersidéral gigantesques, d’un style qui me paraissait confus et maladroit, j’ai, ô miracle, vu la lumière au bout du tunnel ! Ce qui était un marathon-lecture de cinq-dix pages le soir, avant de passer à autre chose, est devenu un sprint qui m’empêchait de lâcher le roman…

Les raisons de ce changement ?

  • Des personnages qui, en vieillissant, prennent en profondeur et en maturité, se prennent aussi de rudes claques de la vie dans la tronche, qu’il faut surmonter, et en deviennent ainsi beaucoup plus humains et intéressants (surtout Mathilde) ; ce qui a donné lieu, en toute logique, à ma prise de conscience de lectrice de tout l’intérêt de ce début de roman qui me tombait des mains.
  • Les mises en abyme de l’acte de création par la retranscription des travaux littéraires de Lotto, et le rôle de Mathilde dans ceux-ci ; ce que, étonnamment, j’avais trouvé sans intérêt dans Le monde selon Garp, comme quoi…
  • Une fin toute en ironie tragique, qui rappelle bien la passion de Lotto pour son maître, Shakespeare.

Les furies, ou le bon exemple de roman qui a besoin de temps pour se faire apprécier à sa juste valeur. Je sais à nouveau pourquoi je m’obstine toujours un peu avant d’abandonner une lecture !

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