Personnages secondaires (Joyce Johnson)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1984 / 2016
Langue originale : Anglais (Etats-Unis)
Maison d’édition : Cambourakis
Nombre de pages : 256
Quatrième de couverture :  » Kerouac raconté par celle qui partageait sa vie au moment où il rencontra le succès. Étudiante issue de la classe bourgeoise de Manhattan ouest, Joyce Johnson fait la rencontre d’Allen Ginsberg qui l’introduit dans le milieu Beat, puis de Jack Kerouac dont elle devient la maîtresse. À la fois candide et fine observatrice, elle assiste à ses frasques, fréquente Neal Cassady et sa femme Carolyn, attend avec lui la publication de Sur la route et le verra, impuissante, courir à sa perte, grisé par le succès. « 

Quand j’ai entendu parler de cette autobiographie, j’avoue que je me suis dit : « Chic ! Enfin un témoignage extérieur sur Kerouac permettant de prendre le contrepied de ses romans s’inspirant grandement de sa vie ! « 

Et bien non… Personnages secondaires est bien un témoignage sur Kerouac, mais comme le dit son titre, bien plus que sa quatrième de couverture, à des années-lumière du bonhomme, puisque Joyce reste à New York pendant que son amant parcourt les Etats-Unis, le Mexique, Tanger, Paris… en lui envoyant par ci par là des lettres. Relation épistolaire donc, et plus qu’épisodique, que la jeune femme a bien du mal à assumer, se voyant bien se marier avec lui, et pourquoi pas cohabiter avec « Mémère » (la mère de Kerouac, à laquelle il était très attaché), malgré son désir premier d’indépendance lorsqu’elle est brutalement partie de chez ses parents.

Nous pourrions ainsi avoir l’impression d’un témoignage-prétexte permettant à la jeune femme devenue mère de famille d’effectuer un bilan rétrospectif de sa vie, dans laquelle son amant de l’époque ne serait qu’un avatar parmi d’autres de son existence, passant à un moment bien précis pour finir par en disparaître définitivement. Mais nous sentons, tout au long de son récit, qu’il est là, omniprésent, même quand elle ne le connaît pas encore, même quand il est mort depuis longtemps… Comme si Joyce n’avait jamais pu ni tirer un trait sur l’avenir qu’elle rêvait avec lui, ni sur sa mort prématurée, bien que prévisible, vu sa consommation problématique d’alcool, qu’elle évoque d’ailleurs à plusieurs reprises.

Elle nous permet en effet, par cette présence / absence lancinante, d’avoir une autre image du chantre le plus médiatique de la Beat Generation, même si succincte et épisodique, loin de sa route chérie, au plus proche au contraire de son entourage new-yorkais, qui va devenir leur entourage, et qui là aussi donne tout son sens au titre : musiciens, peintres, éditeurs… qui gravitent autour de Kerouac, Ginsberg et consorts, créant une atmosphère propre au lieu, les quartiers artistiques de New York, et à l’époque, les années 50-60, qui reprend vie sous nos yeux.

Une autobiographie que j’ai trouvé touchante, plus en raison de la jeune femme qu’elle raconte qu’en raison de l’idole de la Beat Generation qu’elle tente de raconter, même si avec la plus grande sincérité et sensibilité possibles.

Le baobab de Stanley (Guillaume Jan)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 2009 / 2016
Maison d’édition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 224
Quatrième de couverture :  »  L’hiver approche, la fille que j’aimais m’a quitté, j’ai un peu d’argent de côté et pas d’autre projet pour les mois à venir. Je console mon chagrin en relisant Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline. « En Afrique, s’écrie Bardamu, son héros. Plus que ce sera loin, mieux ça vaudra. » Pourquoi pas y aller moi aussi ? J’ai besoin de me sentir vivre, de me sauver du quotidien, de colmater ma petite blessure avec de la poudre d’escampette. G. J.
Parti de Zanzibar, sur l’océan Indien, l’auteur met trois mois pour traverser le continent d’est en ouest. Il se déplace à pied, à moto, en pirogue, en taxi-brousse, en avion-stop, et nous entraîne à la rencontre des hommes et des femmes qui font l’Afrique contemporaine. En chemin, il découvre que sa route se confond avec celle de Stanley, le premier explorateur à avoir descendu le fleuve Congo en 1877. Un long siècle est passé, mais s’aventurer dans cette région du monde reste une expédition au cœur des ténèbres. « 

 

Le baobab de Stanley, de même que son auteur Guillaume Jan, m’étaient complètement inconnus avant que je ne les découvre dans la box livres à laquelle j’étais abonnée il y a encore peu.

J’ai trouvé sympathique de suivre les aventures, plus ou moins faciles et agréables, de notre auteur qui a décidé de tout plaquer du jour au lendemain pour partir en contrée sauvage africaine – en effet, une bonne partie de son voyage s’effectue, par choix, plus qu’hors des sentiers battus, parfois à son grand dam, car il a bien du mal à s’extirper de certaines situations critiques. Heureusement pour lui, tout finit toujours bien.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont toutes les idées reçues d’Occidental sur ce continent, ses habitants, sa culture, etc., que l’auteur se permet de reconnaître très sincèrement, et qui partent à vau-l’eau au fil de ses rencontres et échanges, pour en retirer sa propre vision de l’Afrique à la fin de son périple. Un vrai récit de voyage en somme, qui se lit très vite et très bien !

 

Les portes du néant (Samar Yazbek)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 2015 / 2016
Langue originale : Arabe (Syrie)
Maison d’édition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 345
Quatrième de couverture : « Figure de l’opposition au régime de Bachar al-Assad, Samar Yazbek est contrainte de quitter son pays tant aimé en juin 2011. Depuis son exil, elle ressent l’urgence de témoigner. Au mépris du danger, elle retourne clandestinement dans son pays, en s’infiltrant par une brèche dans la frontière turque. Trois voyages en enfer dans la région d’Idlib où elle vit de l’intérieur l’horreur de la guerre civile, aux côtés des activistes. »

En plein débat sur la nécessité de la presse de diffuser ou pas des images transmises par les civils syriens quant aux exactions commises par les bombardements sur la Ghouta orientale, cette lecture tombe plutôt bien puisque Samar Yasbek témoigne avec beaucoup d’objectivité, dans Les portes du néant, de l’évolution du conflit, de plus en plus meurtrier au fil des années, mais aussi de l’importance que prend, dans le pays, au fil de ces mêmes années, l’OEI. Elle n’hésite pas à aller sur le terrain pour être au plus près des violences perpétrées, les décrivant sans prendre de gants : état des villes et villages, état d’esprit des combattants rebelles, mais aussi des civils qui doivent subir la guerre civile… Son récit est vraiment éclairant sur la situation et m’a permis de cerner encore davantage sa complexité, notamment religieuse.

L’on sent très vite, malgré tout, qu’en tant que Syrienne qui a dû fuir son pays, étant une figure importante de l’opposition au régime, elle a du mal à rester neutre face à toute cette violence, l’indignation prenant de plus en plus souvent le pas sur la neutralité première au fur et à mesure du témoignage. Cette indignation se ressent d’ailleurs le plus souvent lorsqu’il est question de son statut de femme : en effet, pour beaucoup, elle n’a rien à faire sur le champ de bataille, ce n’est pas à elle d’aller interroger les rebelles, ou encore de témoigner sur ce conflit.

Voici donc une lecture que j’ai trouvée passionnante, même si particulièrement éprouvante : l’on a vraiment l’impression de suivre Samar Yazbek au plus près du franchissement des trois portes du néant que ce sont ses trois incursions successives dans la guerre syrienne.

24 vues du mont Fuji par Hokusai (Roger Zelazny)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1986 / 2017
Langue originale : Anglais (Etats-Unis)
Maison d’édition : Le Bélial
Nombre de pages : 130
Quatrième de couverture : « Son époux est mort. Ou disons qu’en tout cas, il n’est plus en vie… Pour Mari, le temps du deuil est venu. Un double deuil… Armée d’un livre, Les Vues du mont Fuji, par Hokusai, elle se met dans les traces du célèbre peintre japonais afin de retrouver vingt-quatre des emplacements depuis lesquels l’artiste a représenté le volcan emblématique — autant de tableaux reproduits dans l’ouvrage. Un pèlerinage immersif, contemplatif, au cœur des ressorts symboliques de cette culture si particulière, un retour sur soi et son passé. Car il lui faut comprendre… et se préparer. Comprendre comment tout cela est arrivé. Se préparer à l’ultime confrontation. Car si son époux n’est plus en vie, il n’en est pourtant pas moins présent… Là. Quelque part. Dans un ailleurs digital. Omnipotent. Infrangible. Divin, pour ainsi dire… »

Je me suis lancée dans ce bref roman un peu par hasard, attirée par la présence des estampes d’Hokusai dans l’intrigue. L’on comprend très vite ce que celles-ci viennent faire là, il faut cependant plus de temps pour comprendre où l’auteur veut en venir au fil de son récit. J’ai de ce fait eu plutôt l’impression de lire une nouvelle car l’on retrouve tous les ressorts de celle-ci, notamment la distribution d’informations importantes au compte-gouttes avant la révélation finale des dernières pages, le peu de profondeur psychologique des personnages, ainsi que les descriptions brèves allant à l’essentiel. Finalement, je ne me suis pas trompée, puisque ce récit appartient au genre de la novella, que je ne connaissais pas du tout, genre qui est justement un mélange entre roman et nouvelle – pour schématiser – .

Ce que j’ai surtout apprécié dans cette novella, c’est l’atmosphère qui s’en dégageait, entre imaginaire traditionnel japonais, empreint de poésie, et monde contemporain, au contraire très pragmatique, désincarné, et donc tout sauf poétique. Quant à l’intrigue en elle-même, je n’ai que peu de choses à en dire : elle est bien ficelée, mais pas extrêmement originale ou accrocheuse.

Une lecture dont je ne garderai pas longtemps le souvenir, mais que j’ai malgré tout trouvée sympathique, sa brièveté expliquant ceci et cela. J’ai notamment regretté que les estampes ne soient pas reproduites, autant pour faciliter le travail de remémoration de chacune que parce que je ne les connaissais pas toutes… Mais il y a plus gênant, il ne m’a pas été difficile de les trouver sur le net.

L’utopie (Thomas More)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1516 / 1993
Langue originale : Latin
Maison d’édition : GF
Nombre de pages : 256
Quatrième de couverture : « En 1516, Thomas More, chancelier d’Angleterre, lance avec L’Utopie un appel pathétique pour sauver l’humanité en perdition. Si l’ouvrage est assurément un réquisitoire contre la misère et le mal, il n’est pas pour autant l’épure d’un «socialisme vivant», n’en déplaise à certains commentateurs. Dans un extraordinaire élan métaphysique, More cisèle pour les Utopiens une constitution qui, bien au-delà d’un réformisme politique pragmatique et plat, est destinée à opérer la rédemption de l’humanité et à recréer la substance du monde. La force de l’œuvre se trouve dans le dynamisme spirituel qui la porte. C’est en lui que réside la fonction utopique elle-même, qui est de transcender le temps. »

Voici un grand classique de la littérature d’idées du XVIème siècle qui m’attendait depuis un sacré bout de temps dans ma bibliothèque. Sans me l’expliquer, j’ai toujours eu une petite appréhension à m’y mettre, alors que l’ouvrage n’est en soi pas bien conséquent, surtout quand on a lu un des autres chantres de l’Humanisme, Montaigne…

Je regrette en fin de compte cette appréhension quant à la forme : est-ce la traduction (je n’irai de toute façon pas vérifier en latin) ? , mais j’ai trouvé l’écriture de Thomas More résolument moderne. Elle l’est moins dans la présence d’un dialogue entre plusieurs personnages ou dans l’utilisation d’une personne tierce pour présenter des idées pas toujours bien acceptées (de bonnes vieilles habitudes dans ce genre de textes), que dans des structures de phrases simples, des arguments clairs et bien organisés, qui rendent le cheminement fluide dans les deux parties. Le découpage en deux parties, l’une évoquant la situation en Angleterre, l’autre présentant celle d’Utopia, cette île soi-disant visitée par Raphaël, un des protagonistes qui converse avec Thomas, est tout aussi clair et agréable. Je comprends mieux pourquoi L’utopie est de nos jours plus volontiers lue que les Essais : ce n’est pas qu’une question de brièveté !

Quant au fond, j’avoue que j’ai eu bien plus de mal, puisque Thomas More, par l’intermédiaire de Raphaël, tente tant bien que mal de défendre le bien fondé de ses idées progressistes, éminemment révolutionnaires pour l’époque (partage des biens dans la communauté, égalité d’un point de vue politique, culturel…), mais nombre de ses propositions sont tout aussi limites que ce qui se passe en Angleterre à son époque  (instauration de l’esclavage plutôt que la prison, place des femmes qui ne change pas d’un pouce…). Ce qui me gêne le plus, c’est son idée principale : tout le monde, ou presque, se doit d’être semblable, que ce soit matériellement (ce qui est pour moi positif) ou culturellement (là j’ai un peu plus de mal) : que devient alors la notion de libre-arbitre, tout le monde devant non seulement « posséder » la même chose, mais aussi posséder le même savoir ? J’aurais personnellement du mal à être entourée d’une armée de clones… L’on sent malgré tout que Thomas More cherche des solutions, même si maladroites, pour endiguer la corruption, la violence, les inégalités… de plus en plus grandissantes dans son pays, le révoltant au plus haut point. C’est là que je me dis que certes, Montaigne est plus indigeste stylistiquement parlant, mais il avait le mérite d’avoir des idées complètement progressistes ; de l’art de ne pas être théologien…

L’utopie fut malgré tout une lecture passionnante, même si je suis loin d’être d’accord sur le fond, car l’on comprend que Thomas More avait déjà cerné les travers de notre société moderne, qui sont malheureusement toujours d’actualité, tout en essayant de les annihiler ; l’on comprend également pourquoi une utopie se nomme une utopie.

Acid Test (Tom Wolfe)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1968 / 1996
Langue originale : Anglais
Maison d’édition : Points
Nombre de pages : 408
Quatrième de couverture : « Cette chronique, qui évoque l’univers des Freak Brothers, retrace la pérégrination à travers les États-Unis du premier groupe psychédélique américain, les Pranksters. À bord d’un vieux bus peinturluré embarquent Ken Kesey (l’auteur de Vol au-dessus d’un nid de coucou), Neal Cassady (héros du On the Road de Kerouac) et quelques autres, peintres, écrivains, drogués, vagabonds, marginaux divers. Le groupe recevra la visite des Beatles, participera aux Trip Festivals et à la première convention nationale de l’Underground, sans cesser d’avoir le FBI aux trousses. Les années 70 commencent. »

Que de difficultés pour finir cette chronique… Je suis pourtant habituellement friande de ce genre de récits, qui plus est dans ce style bien halluciné qui part dans tous les sens. Mais, cette fois, j’ai trouvé que c’était peut-être justement trop halluciné à mon goût : Tom Wolfe décrit, parfois par des phrases à rallonge, des scènes pas toujours compréhensibles, en mélange plusieurs sans logique aucune, ou encore enchaîne les évocations de personnes qui l’entourent, au point de s’y perdre face à leur multitude, surtout au début. Cela ne me dérange pas forcément d’habitude (j’ai par exemple lu avec beaucoup de plaisir les chroniques musicales de Lester Bangs qui fonctionnent de la même façon), mais la longueur (un peu plus de 400 pages en petits caractères) m’a donné pour une fois une sensation de lecture assez indigeste.

Je n’ai ainsi pas réussi à adhérer aux pérégrinations psychédéliques des Pranksters. Certes, cet ouvrage permet de toucher au plus près les expérimentations physiques et psychiques, notamment permises par les drogues, des années 1960, et de suivre dans leurs aventures Ken Kesey ou encore Neal Cassady, mais la narration m’a laissée complètement en dehors de tout ce qui pouvait être décrit. Tout y est trop désincarné, évoqué de manière impressionniste pour prendre du sens, et donc pour que j’en éprouve de l’intérêt à la lecture – même si c’est la meilleure façon d’écrire pour mimer toutes ces expérimentations.

Un point positif malgré tout : Tom Wolfe décrit cet univers qu’il a décidé de suivre sans aucune complaisance, avec le maximum d’objectivité, donnant à sa chronique un véritable caractère journalistique, d’ailleurs renforcé par le fait qu’il se soit aussi appuyé sur tout ce qu’avait pu filmer, écrire, etc. les Pranksters durant leur périple.

Même si l’expérience n’en fut pas des plus aisées, je ne regrette pas d’avoir lu Acid Test, puisqu’il fait partie de ces classiques, en lien avec la Beat Generation notamment, incontournables pour moi.

 

 

Reconstitutions (Nick Flynn)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 2013 / 2015
Langue originale : Anglais
Edition : Gallimard
Quatrième de couverture : « Il est rare de retrouver son père dans un foyer pour sans-abri, de devoir faire face au suicide de sa mère, et d’observer Robert De Niro et Julianne Moore interpréter les existences tragiques de ses parents. C’est pourtant ce qu’a vécu, puis revécu Nick Flynn lorsque le récit de sa vie, son premier livre, a été adapté au cinéma en 2012. Reconstitutions raconte le long cheminement émotionnel et intellectuel qui résulte de l’étrange expérience que fut pour lui le tournage de Monsieur Flynn. »

Troisième tome des mémoires de Nick Flynn, poète et enseignant dans diverses universités américaines, Reconstitutions est une bizarrerie littéraire à laquelle j’ai eu d’abord du mal à accrocher : mélange de ressentis et de « tranches de vie » sur le tournage du film auquel il assiste, et qui retranscrit le premier tome de ses mémoires ; réflexions sur des citations d’auteurs, sur des scènes de film, que lui inspire ce tournage ; mise en parallèle de tous ces éléments et comparaison avec la véritable histoire, les souvenirs de Nick au sujet de son père ou de sa mère…

Tout ceci est présenté dans ce qui semble être au départ un fourre-tout de petits chapitres de quelques pages, divisés en parties qui semblent tout aussi arbitraires, sans véritable cohérence. Mais, en fin de compte, c’est parce que nous entrons complètement dans l’esprit de l’auteur, sans filtre, pour assister à tout ce qu’éveille en lui ce tournage, qui renvoie à des évènements toujours aussi traumatiques malgré le temps qui a passé (suicide de sa mère, déchéance progressive de son père, alcoolique sans abri), et qui permet, d’une certaine façon, de revivre ces évènements de manière à les exorciser.

Une lecture qui fut donc surprenante, mais pas inintéressante pour autant, nécessitant un petit temps d’adaptation.