L’utopie (Thomas More)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 1516 / 1993
Langue originale : Latin
Maison d’édition : GF
Nombre de pages : 256
Quatrième de couverture : « En 1516, Thomas More, chancelier d’Angleterre, lance avec L’Utopie un appel pathétique pour sauver l’humanité en perdition. Si l’ouvrage est assurément un réquisitoire contre la misère et le mal, il n’est pas pour autant l’épure d’un «socialisme vivant», n’en déplaise à certains commentateurs. Dans un extraordinaire élan métaphysique, More cisèle pour les Utopiens une constitution qui, bien au-delà d’un réformisme politique pragmatique et plat, est destinée à opérer la rédemption de l’humanité et à recréer la substance du monde. La force de l’œuvre se trouve dans le dynamisme spirituel qui la porte. C’est en lui que réside la fonction utopique elle-même, qui est de transcender le temps. »

Voici un grand classique de la littérature d’idées du XVIème siècle qui m’attendait depuis un sacré bout de temps dans ma bibliothèque. Sans me l’expliquer, j’ai toujours eu une petite appréhension à m’y mettre, alors que l’ouvrage n’est en soi pas bien conséquent, surtout quand on a lu un des autres chantres de l’Humanisme, Montaigne…

Je regrette en fin de compte cette appréhension quant à la forme : est-ce la traduction (je n’irai de toute façon pas vérifier en latin) ? , mais j’ai trouvé l’écriture de Thomas More résolument moderne. Elle l’est moins dans la présence d’un dialogue entre plusieurs personnages ou dans l’utilisation d’une personne tierce pour présenter des idées pas toujours bien acceptées (de bonnes vieilles habitudes dans ce genre de textes), que dans des structures de phrases simples, des arguments clairs et bien organisés, qui rendent le cheminement fluide dans les deux parties. Le découpage en deux parties, l’une évoquant la situation en Angleterre, l’autre présentant celle d’Utopia, cette île soi-disant visitée par Raphaël, un des protagonistes qui converse avec Thomas, est tout aussi clair et agréable. Je comprends mieux pourquoi L’utopie est de nos jours plus volontiers lue que les Essais : ce n’est pas qu’une question de brièveté !

Quant au fond, j’avoue que j’ai eu bien plus de mal, puisque Thomas More, par l’intermédiaire de Raphaël, tente tant bien que mal de défendre le bien fondé de ses idées progressistes, éminemment révolutionnaires pour l’époque (partage des biens dans la communauté, égalité d’un point de vue politique, culturel…), mais nombre de ses propositions sont tout aussi limites que ce qui se passe en Angleterre à son époque  (instauration de l’esclavage plutôt que la prison, place des femmes qui ne change pas d’un pouce…). Ce qui me gêne le plus, c’est son idée principale : tout le monde, ou presque, se doit d’être semblable, que ce soit matériellement (ce qui est pour moi positif) ou culturellement (là j’ai un peu plus de mal) : que devient alors la notion de libre-arbitre, tout le monde devant non seulement « posséder » la même chose, mais aussi posséder le même savoir ? J’aurais personnellement du mal à être entourée d’une armée de clones… L’on sent malgré tout que Thomas More cherche des solutions, même si maladroites, pour endiguer la corruption, la violence, les inégalités… de plus en plus grandissantes dans son pays, le révoltant au plus haut point. C’est là que je me dis que certes, Montaigne est plus indigeste stylistiquement parlant, mais il avait le mérite d’avoir des idées complètement progressistes ; de l’art de ne pas être théologien…

L’utopie fut malgré tout une lecture passionnante, même si je suis loin d’être d’accord sur le fond, car l’on comprend que Thomas More avait déjà cerné les travers de notre société moderne, qui sont malheureusement toujours d’actualité, tout en essayant de les annihiler ; l’on comprend également pourquoi une utopie se nomme une utopie.

Porcelaine Tome 1 (Benjamin Read et Chris Wildgoose)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 2013 / 2014
Langue originale : Anglais
Maison d’édition : Delcourt
Nombre de pages : 96
Quatrième de couverture :  » Dans un monde presque identique au nôtre, comme un écho magique de la Terre, Gamine, une enfant au caractère bien trempé, n’accepte pas la violence de la rue. Décidée à fuir, elle trouve refuge chez le porcelainier. Ce vieil homme bienveillant y vit entouré de ses automates. Une seule condition à leur cohabitation : ne JAMAIS pénétrer dans son atelier… « 

J’ai découvert cette BD totalement par hasard suite à la Masse Critique de décembre ; j’ai été intéressée par la quatrième de couverture et l’illustration de première page. N’ayant pas été sélectionnée pour la recevoir, j’ai tout de même choisi de me la procurer.

Je crois que j’aurais pu m’abstenir, puisque, finalement, elle ne m’a pas plu. J’ai trouvé l’histoire mal amenée, très brouillonne, bien qu’intéressante. Toutes les actions sont mises sur le même plan, alors que le temps ne passe pas forcément à la même vitesse entre chacune d’entre elles, comme si le scénariste ne maîtrisait pas sa propre narration. Quant aux graphismes, autant j’ai trouvé les décors superbes, que ce soit au niveau des choix de couleur ou des architectures, autant j’ai trouvé les personnages inconstants d’une case à l’autre, parfois réussis, parfois comme dessinés à la va-vite, principalement les profils ou les mouvements, et surtout Gamine, le personnage principal de l’histoire. Or c’est vraiment pour moi rédhibitoire lorsque le(s) personnage(s) le(s) plus important(s) d’une BD est/sont raté(s) graphiquement parlant.

Ce que j’ai cependant bien apprécié, ce sont les dernières pages qui nous présentent la genèse des personnages, textes et dessins à l’appui, à la manière des comics.

Je m’arrête donc à ce premier tome de Porcelaine, qui me semblait pourtant prometteur…

Paula Spencer (Roddy Doyle)

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Date de publication originale / Dans cette édition : 2006 / 2017
Langue originale : Anglaise (Irlande)
Maison d’édition : Robert Laffont
Nombre de pages : 387
Quatrième de couverture :  » Depuis quatre mois et cinq jours, Paula livre une guerre enragée à l’alcool. Comme dans un thriller, elle déploie mille stratégies pour contrer la logique de l’assassin et cesser d’être une victime. Car pour elle, l’alcool, despote à la fois fascinant et repoussant, est un serial killer du bonheur, un destructeur de dignité qu’il lui faut impérativement supprimer. « 

Avec ce roman, nous entrons dans le vif du sujet, et du quotidien, de Paula, le jour de son anniversaire ; le roman se clora sur son anniversaire suivant. A quarante-huit ans, cette femme, qui vit de ménages au noir, abstinente depuis plus de quatre mois, tente tant bien que mal de tisser, ou retisser des liens, avec ses quatre enfants, qui ont souffert, non seulement de l’alcoolisme de leur mère, mais aussi de la violence de leur père avant leur séparation. Elle tente aussi, avec beaucoup de difficultés, mais souvent dans la bonne humeur, de ne pas replonger dans ses travers, de réussir, malgré les aléas, à reconstruire sa vie.

Pour raconter ceci, nous retrouvons, sous la plume de Roddy Doyle, ce grand classique anglo-saxon qu’est le flux de conscience, popularisé au début du XXème siècle par Virginia Woolf. Ainsi, nous pouvons accéder, avec une grande fluidité, à toutes les pensées de Paula, de même qu’à ses souvenirs, ou encore aux scènes que nous avons l’impression de vivre en même temps qu’elle tout au long du roman, ce qui nous permet tout autant de la comprendre, que de toucher du doigt le milieu dans lequel elle vit. Nous voyons en effet apparaître en filigrane, derrière l’existence de Paula, celle d’une partie de la société irlandaise, avec les mêmes, ou d’autres démons.

Face à une atmosphère qui aurait pu, en raison de la gravité du sujet, être particulièrement pesante, l’auteur a fait le choix d’ajouter une touche de légèreté et d’humour, voire de candeur, par l’intermédiaire de son personnage principal, qui devient de ce fait très touchant et attachant au fil des pages.

J’ai donc trouvé Paula Spencer agréable à lire, toutefois sans grande originalité qui me permettrait d’en garder un souvenir pérenne.

 

Fille de joie (Kiyoko Murata)

Fille-de-joie

Date de publication originale / Dans cette édition : ??? / 2017

Langue originale : Japonais

Maison d’édition : Actes Sud

Nombre de pages : 226

Quatrième de couverture :  » À quinze ans, une enfant est vendue par ses parents au tenancier d’une maison close. Nous sommes en 1903, à l’époque les familles pauvres tentent ainsi de survivre. Après deux jours de mer, Ichi intègre la communauté des courtisanes. Là, elle apprendra toutes les manières du corps, celles de la soumission comme celles qui la protègeront. Ainsi apprendra-t-elle à lire et à écrire comme l’impose la loi aux patrons de ces établissements. Et c’est grâce à l’institutrice qui chaque jour offre à ces femmes la possibilité puis la capacité de s’informer que leur sentiment d’injustice s’éveille. »

Il m’aura fallu une dizaine d’années avant de lire une nouvelle œuvre japonaise que j’apprécie, la dernière étant Kafka sur le rivage. C’est une littérature avec laquelle j’ai vraiment du mal, en raison d’une écriture que je trouve souvent froide, distanciée ; mais, de temps en temps, je fais des tentatives, quand les thèmes présentés sur les quatrièmes de couverture me plaisent.

Et justement, mon envie de lire Fille de joie s’explique ainsi : j’ai toujours été très attirée par la description que font les auteurs du milieu des courtisanes et des prostituées, et ce depuis ma lecture de Nana il y a bien longtemps, quand j’étais ado. L’avantage de ce roman japonais, c’est que le regard porté sur ce milieu marginal, à la fois fascinant et repoussant pour beaucoup, n’est pas celui d’un auteur, mais d’une auteure (oui, je conchie l’Académie Française ^^), qui plus est d’une auteure japonaise qui décrit les mœurs de son pays, desquelles je ne suis pas du tout familière. Et qui dit auteure dit fin totalement inattendue pour cette thématique, mettant en scène de manière très optimiste une émancipation possible de ces femmes vendues de force aux bordels japonais, notamment grâce à l’éducation – où l’on voit que c’est par un regard justement féminin que nous est décrit ce milieu… -.

J’ai donc appris, dans ce roman, beaucoup de choses intéressantes, puisque Kiyoko Murata prend le temps de donner des précisions historiques qui permettent d’être au plus près de la situation des jeunes filles ou femmes se prostituant au début du XXème siècle au Japon, de la grande courtisane que tout le monde respecte, qui est très demandée et qui rapporte énormément d’argent à la maison close, lui donnant même son nom, à la petite prostituée qui enchaîne les passes dans la même soirée sans pouvoir choisir ses clients. Ces précisions s’accompagnent d’une trame narrative, bien que classique, fluide et très agréable à lire, qui m’a permis de m’attacher aux personnages principaux de celle-ci, surtout à Ichi, adolescente venant d’une île de pêcheurs du Sud qui va, tant bien que mal, apprendre à devenir courtisane sous nos yeux.

J’ai donc, une fois n’est pas coutume, passé un très bon moment avec ce roman japonais, qui m’a facilement entraînée dans l’ère Meiji, à la suite de ces filles de joie, à la fois respectées et considérées par une loi comme du bétail.

 

Bakhita (Véronique Olmi)

bakhita

Date de publication : 2017

Maison d’édition : Albin Michel

Nombre de pages : 455

Quatrième de couverture :  » Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres. Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte. »

Finir ce roman a été pour moi un chemin de croix – oui, je sais, j’essaie de coller à maximum au sujet – : ce n’est tant pas la biographie romancée en soi qui m’a gênée, mais la manière dont elle est écrite. Que de répétitions (de fond et de forme), de constructions syntaxiques que j’ai trouvées maladroites, de phrases à rallonge sans intérêt stylistique à proprement parler… qui m’ont empêchée d’y trouver un vrai plaisir de lecture. J’ai pensé même plusieurs fois à m’arrêter en cours de route, mais c’est plus fort que moi, je termine toujours un livre que je commence – mon côté maso sûrement -.

J’ai aussi regretté l’insistance donnée à l’enfance et de l’adolescence de Bakhita, avant son arrivée en Italie, par rapport au reste de sa vie, qui ne court finalement que sur bien peu de pages en comparaison. J’ai eu la désagréable sensation d’un parti pris de l’auteur à vouloir absolument faire pleurer dans les chaumières, à abuser d’un pathos qui en devient caricatural, plutôt que de s’intéresser aussi de manière approfondie au pourquoi de la conversion de cette ancienne esclave, et surtout aux raisons qui ont fait d’elle une sainte au sein de l’Eglise catholique. Cela aurait donné, à mon sens, plus de profondeur à la totalité du roman.

Bakhita ne m’a donc vraiment pas plu : il est très rare que je trouve une lecture à ce point désagréable. C’est en tout cas ce qui explique sûrement mon avis très tranché, et pas du tout sympathique, sur ce roman, qui n’est pas du tout mon genre de lectures a posteriori.

Feuillets de cuivre (Fabien Clavel)

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Date de publication : 2015

Maison d’édition : ActuSF

Nombre de pages : 400

Quatrième de couverture : « Paris, 1872. On retrouve dans une ruelle sombre le cadavre atrocement mutilé d’une prostituée, premier d’une longue série de meurtres aux résonances ésotériques. Enquêteur atypique, à l’âme mutilée par son passé et au corps d’obèse, l’inspecteur Ragon n’a pour seule arme contre ces crimes que sa sagacité et sa gargantuesque culture littéraire. »

Quel étonnant roman que ces Feuillets de cuivre, qui m’a bien déroutée au début de ma lecture, moi qui m’attendais à un roman policier de facture classique. Alors certes, il l’est dans le fond, puisqu’il rend hommage aux classiques du genre tels Sherlock Holmes, d’abord par la présence même de l’inspecteur Ragon, enquêteur cultivé et très ingénieux pour résoudre des crimes, mais aussi, dans la deuxième partie, par celle d’un alter ego maléfique dont notre inspecteur va devoir déjouer des pièges de plus en plus tordus.

Mais la forme est quant à elle beaucoup plus inattendue, puisque l’on suit diverses enquêtes, très brèves, dont on pourrait regretter le développement succinct, si ce n’est que c’est là aussi une façon pour l’auteur de rendre hommage à un autre genre de prédilection du XIXème siècle, celui du roman-feuilleton, calibré pour être publié dans les journaux et pour tenir en haleine le lecteur chaque semaine afin de lui donner envie d’acheter le numéro suivant. Chaque enquête, ou feuillet, malgré sa brièveté, n’en est pas moins pertinente, vraiment bien écrite, et donne envie de lire la suivante pour découvrir les évolutions dans la vie, personnelle comme professionnelle, de Ragon (les enquêtes sont en effet présentées de manière chronologique).

Et bien entendu, au centre de ces feuillets, non seulement des crimes, mais aussi et surtout des crimes en lien, plus ou moins directement, avec l’objet livre et la littérature du XIXème siècle, ce qui n’a fait qu’ajouter un nouvel intérêt  pour moi qui suis férue de cette époque.

Je ne regrette donc pas le moins du monde ma lecture de ce roman, qui est une découverte franchement bienvenue !

Ces rêves qu’on piétine (Sébastien Spitzer)

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Date de publication : 2017
Maison d’édition : L’Observatoire
Nombre de pages : 307
Quatrième de couverture : « Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s’appelle Magda Goebbels. »

Autre roman de la rentrée littéraire qui me faisait envie, Ces rêves qu’on piétine met en parallèle Magda, la femme de Goebbels, et une série de protagonistes ayant, ou non, survécu aux camps, ou ayant un lien avec ces camps à leur libération (militaires, journalistes…). L’on comprend assez rapidement, même sans connaître l’histoire de cette femme emblématique du IIIème Reich, pourquoi ce parallèle est mis en scène de cette manière par Sébastien Spitzer, qui alterne les voix narratives un chapitre après l’autre.

D’un côté, nous pénétrons dans l’esprit de Madga : nous sommes face à ses doutes, ses regrets, ce qu’on découvre de son passé, de quelle façon elle voit son avenir…, et donc face à une histoire individuelle, comme coupée de la réalité de ce qui l’entoure. Ces chapitres sont les plus romanesques, ceux que j’ai trouvés les plus sympathiques stylistiquement parlant : je me suis vraiment laissée entraîner dans leurs filets, autrement dit dans les filets du cynisme froid et déroutant de la femme dont ils racontent la vie, telle que l’imagine l’auteur à travers de véritables faits historiques.

De l’autre côté, nous suivons les autres protagonistes, qui renvoient au contraire à l’Histoire, celle de l’Allemagne nazie et des camps d’extermination, dans leur indifférenciation et dans leur multitude, avec pour seul et même objectif de mettre à jour le plus grand secret de Magda… Les chapitres retraçant ces éléments m’ont semblé plus désincarnés, gages de la monstruosité vécue par chacun, dans les camps ou après les camps, mais pas pour autant inintéressants.

Une double facette d’un même évènement historique est donc décrite dans ce roman, du point de vue des deux  parties : la chute du régime nazi, et par là même la fin des camps d’extermination, Magda Goebbels étant au centre de cet évènement comme une idole malsaine qu’il faut détruire pour parachever la chute.

J’ai dans l’ensemble apprécié ma lecture, notamment en raison d’une écriture plaisante et d’un mélange réalité/fiction bien mené, mais, même si cela était le plus pertinent pour exposer les deux points de vue, j’ai trouvé lassante l’alternance des chapitres qui se retrouve dans un peu trop de romans ces dernières années. J’ai cette mauvaise impression de formatage narratif qui se précise au fil de mes lectures dernièrement…